Les anciens Marquisiens ne connaissaient pas le tissage; ils réalisaient des cordes végétales ou animales mais ignoraient le tissu. Pour se parer, ils utilisaient un composite végétal obtenu en
frappant et écrasant des couches de bois. Ce bois pouvait provenir de plusieurs espèces différentes mais le choix de la couche à frapper était important . La série de photos qui suit, montre les
différentes étapes nécessaires pour obtenir ce joli matériau, un peu rigide pour en faire des sous-vêtements (on ne parlera pas du lavage!...) . Actuellement, on l'utilise pour faire des panneaux
décoratifs en y reproduisant des figures culturelles à l'encre. A l'occasion de mariages traditionnels, certains nostalgiques l'utilisent sans préciser si le confort offert convient à la nuit de
noce...

Après avoir choisi le bois, on écorce le rameau qui va donner le produit

Une entaille en long va permettre de décoller la première couche sous l'écorce

Il ne reste plus qu'à frapper longuement pour obtenir un tapa souple et résistant. La durée de vie de ce matériau est limitée à cause des termites qui le dévorent.

La couleur dépend du bois frappé

Le talent de la frappeuse est aussi important que celui de la danseuse de tango pour un séducteur...un, un deux! ...et la musique produite fait partie des symphonies que l'on apprécie au pays de la
percussion...