alternance d'articles touchant à l'histoire des Marquises et rencontres avec le discours actuel de la rue marquisienne.
Dans un pays où la température varie tout au long de l'année entre 28 et 32 degrés, l'habitation n'incarne pas les mêmes utilités qu'ailleurs.
Le luxe est plutôt porté par les voitures et les parures des habitants; la maison, très rudimentaire, est couverte de tôles ou de feuilles de cocotiers. On vit, on dort, on mange...sur la terrasse, et lorsqu'il fait chaud, on peut aller dormir dans l'herbe devant la maison.
Le mobilier est très simple, parfois limité à une table et des étagères. Le lit et la télévision se trouvent souvent sur la terrasse...
De nombreuses habitations n'ont que la base (en pierre ou en béton) qui reste définitivement; la partie aérienne est composée d'une ossature habillée de panneaux de bois et d'un toit de tôle. On la change tous les vingt ans (les termites ayant dévoré la plus grande partie de la structure)
Les abris publics, images de la tradition, sont tous construits en cocotiers; ces "hae poa" sont appréciés pour leur fraîcheur et leur charme.
Les toitures végétales n'ont qu'une durée de vie limitée (deux ou trois ans) mais la population participe régulièrement à leur restauration.
Il y a une trentaine d'années, la plupart des habitations étaient érigées sur ce modèle; les structures étaient parfois en bambou. On trouve ainsi, dans les vallées, de nombreux "pae pae" (bases de pierre), fossiles d'une époque révolue.