alternance d'articles touchant à l'histoire des Marquises et rencontres avec le discours actuel de la rue marquisienne.
L'isolement de l'île de Ua Pou et le besoin important de moyens de communication, ont conduit plusieurs pêcheurs de l'île à remplacer leur activité de pêche par celle de transport de personnes. Il faut dire que sans eux, il n'y aurait pas moyen d'évacuer les blessés vers l'hôpital de Taiohae et les gens désireux de passer sur une autre île seraient bloqués car la compagnie aérienne locale ne répond pas vraiment aux besoins de la population.
Résultat?....on ne pêche presque plus et les poissons sont rares...alors que les eaux sont riches de thons.
Aussi, c'est avec plaisir que l'on voit arriver un long liner et sa cargaison de jolis thons. Ces bateaux ont longtemps été interdits à Ua Pou car les pêcheurs refusaient la concurrence mais devant le manque de poisson à vendre...
Des thons de belle taille
Le "liner", un long câble sur lequel sont fixés les bas de ligne avec les hameçons chargés de sardines
On utilise des sardines d'importation, congelées pour appâter les thons, les espadons et les saumons des dieux
L'arrière du bateau avec les bouées. Tout l'art du capitaine sera de bien choisir le lieu de pêche et surtout la profondeur de pêche. Les dauphins, très adroits, prennent les appâts (sans se faire prendre) et ruinent parfois la pêche; les requins, protégés depuis peu,sont épargnés. Au quai, les pêcheurs vendent les thons ou les échangent contre des fruits; ce n'est qu'une toute petite partie de leur activité; ils visent surtout le marché de Tahiti.