alternance d'articles touchant à l'histoire des Marquises et rencontres avec le discours actuel de la rue marquisienne.
Les habitations marquisiennes sont à l'image de la vie locale, simples, utiles et organisées pour répondre aux impératifs d'une vie où les préoccupations vitales prennent largement le pas sur les nostalgies et les frustrations...
La richesse, ici, c'est un fruit de l'arbre à pain (mei), quelques feuilles assez larges pour permettre la cuisson du manioc sur le feu de coco...
L'identité marquisienne est partout et seul les initiés peuvent décrypter les pétroglyphes "épidermisés" qui situent les traits de la vie de l'homme...langage où "à toi germaine pour la vie" est remplacé par "je suis de la tribu X, je pêche ma vie dans l'océan et ne crains pas les frissons de la peur..."
Dans la chambre, au mur, les accessoires qui, passés sur les bras et sur les jambes, ouvrent le discours magique avec les rythmes guerriers du "pahu" (tambour marquisien)
A côté de la chambre, le long de la maison, la tombe des ancêtres qui font toujours partie de la famille. Aux Marquises, on entretient des relations affectueuses avec les souvenirs; plus proches, ils se sentent aimés.
Le portrait des disparus est en bonne place dans la pièce principale; Sammuel, le Pasteur dont la fille précise: "il avait les yeux encore plus bleus!"
Et dont le fils, diacre maintenant, assure la relève.